1 – LE COUPLE CHEVAL/CAVALIER
Chaque cheval engagé doit être monté pendant toute
la durée de l'épreuve par le même cavalier.
a) Le cheval
Le cheval doit être “ en état ”, c'est-à-dire ni trop gros, ni
trop maigre. Les côtes ne doivent pas être visibles mais on doit
pouvoir les palper. Il doit être correctement vermifugé. Aucune
boiterie ne doit être observée.
La ferrure a pour rôle :
• de protéger le pied de l'impact des sols caillouteux et inégaux
;
• de protéger la corne de l'usure due au travail sur terrain dur
;
• de gêner le moins possible l'amortissement, l'équilibre et l'adhérence
du pied qu'elle protège.
Lorsque les entraînements sont réalisés en terrains
variés, ce qui est préconisé, il est vivement conseillé de ferrer
le cheval dès la période d'entraînement.
Pour la course, prévoir une ferrure posée au moins
8 jours avant l'épreuve.
Le harnachement sera le plus léger possible. On
s'appliquera à ce qu'il ne blesse pas le cheval.
b) Le cavalier:
• Le port du dossard est obligatoire.
• La cravache est tolérée. toute utilisation excessive sera sanctionnée.
Pied à terre: le cavalier peut
descendre de son cheval si nécessaire et même courir à côté de
ce dernier mais il doit franchir la ligne de départ et d'arrivée
à cheval.
Assistance: aucun véhicule, piéton,
chien n'est admis pour accompagner le concurrent , toutefois il
est possible d'aider un cavalier à ce remettre en selle, si le
cheval ne veut plus avancer le cavalier n'a pas le droit de se
faire aider par des intervenants extérieurs, il peut toutefois
demander assistance auprès des hommes de piste pour qu'un vétérinaire
intervienne.
En cas d'accident du cheval ou du cavalier il faut
immédiatement prévenir les organisateurs de la course.
En cas d'abandon le cheval doit quand même être
présenté au contrôle vétérinaire.
Afin de développer et d'améliorer la capacité sportive
du cheval d'endurance, un entraînement spécifique est nécessaire.
En effet le cheval va devoir fournir un travail intense et surtout
très long sur un terrain accidenté. Le cavalier va lui aussi devoir
s'entraîner pour ne pas gêner le cheval dans son effort et gérer
au mieux le déroulement de la course en fonction des qualités
de son cheval.
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2 – LES BASES DE L'ENTRAINEMENT
Chaque cheval présente des caractéristiques qui
lui sont propres, et l'entraîneur devra en tenir compte lors de
la préparation physique du cheval.
a) Les séances d'assouplissements,
de musculation et de dressage
En général, le travail du cheval ne doit pas être commencé avant
l'âge de 3 ans.
Les exercices d'assouplissements consistent à effectuer
au pas et trot des cercles, des demi cercles et des “ huit ” pour
assouplir le cheval dans le sens latéral. Puis d'effectuer des
accélérations (douces) suivies de décélérations (toutes aussi
douces !), pour assouplir le cheval dans le sens longitudinal.
On peut également faire franchir quelques petits
obstacles pour contribuer à la musculation
Quelques séances de travail en terrain varié, au
pas dans des dénivelés importants en montée et en descente - séances
de 1 à 5 heures.
b) Les trottings
Ils constituent le travail de fond et se réalisent en
terrain varié. Il faut rester dans la cadence naturelle du cheval
sans jamais précipiter.
Allonger progressivement les distances de travail,
sans augmenter la vitesse :
• ce sont de séances qui doivent durer environ 1 heure (sans compter
la période d'échauffement, puis de retour au calme).
• avec le jeune cheval, on commencera par 5 minutes de trot, 5
minutes de pas, 5 min de trot, 5 min de pas et ainsi de suite.
Au fur et à mesure qu'il gagne en résistance, on va pouvoir allonger
les temps de trot et raccourcir les temps de pas jusqu'à arriver
à une heure de trot sans s'arrêter.
c) La mise en souffle
• sur très bons terrains
• au galop, régulier, souple et lent
• comme pour les trottings, allonger progressivement les temps
de travail au galop
• quelques sprints peuvent être inclus, pour stimuler le moral
du cheval, mais ils doivent être exécutés avec modération, surtout
chez le jeune cheval encore en croissance.
D'une façon générale, le cheval d'endurance doit
être mis au travail au moins trois mois avant la course et être
travaillé tous les jours avec au minimum un jour de repos par
semaine. Son alimentation doit être adaptée. `
Durant son entraînement il doit avoir réalisé intégralement
au moins une fois la distance de la course.
Une semaine avant la course il ne doit plus fournir
de gros effort mais réaliser un travail léger.
Il ne travaille pas la veille de la course. Son
alimentation ne doit pas varier juste avant la course.
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3 – LE CHEVAL D'ENDURANCE
PENDANT LA COURSE
a) Arrivée sue le site
• Pansage du cheval
• Présentation du cheval au contrôle vétérinaire
• Présentation du cheval en main sans harnachement ni protection
• Contrôle vétérinaire
• Etat général
• Identification du cheval
• Pulsations cardiaques
• Rythme respiratoire
• Etat des muqueuses, tendons et articulations
• Trot en main à la recherche d'une éventuelle boiterie
b) Si le premier contrôle vétérinaire est
passé avec succès
• Préparation cheval et cavalier : harnachement, éventuellement
guêtres de protection pour les membres
• Echauffement environ 30 minutes au petit trot et quelques foulées
de galop
• Durant les 30 premières minutes, l'organisme se “ met en route
” à l'effort et demander un effort trop important dans ces 30
premières minutes peut compromettre fortement le reste de la course
car le cheval aura puisé trop vite dans ses réserves.
c) Départ de la course
• Départ groupé dans un rythme que le cheval sera susceptible
de maitenir longtemps
• Une assistance doit être prévue sur le trajet de la course tous
les 5 à 10 km, de façon à pouvoir abreuver les chevaux régulièrement
pour éviter qu'ils ne se déshydratent.
• Si le temps n'est pas trop froid, il peut aussi être intéressant
d'arroser les chevaux sur l'encolure, à l'aide de bouteilles d'eau
déversées par le cavalier, afin de faire baisser la température
corporelle du cheval.
Diminution température corporelle = diminution fréquence
cardiaque = aide à la récupération = cheval qui conservera au
mieux sa forme tout au long de la course.
d) Premier arrêt à la moitié de la course
Les chevaux repartiront dans l'ordre exact de leur
arrivée, gardant les mêmes écarts de temps qu'à l'arrivée de cette
première boucle.
• On retire le harnachement
• On propose à boire au cheval, on l'arrose sur l'encolure et
on le couvre sur les reins s'il fait froid
• Puis, on se dirige vers le contrôle vétérinaire. Le vétérinaire
contrôle les mêmes points qu'au départ.
• Si un élément de contrôle lui semble inquiétant, il en fait
part au cavalier et tous deux décident, s'il y a lieu pour la
santé du cheval, d'interrompre la course de ce dernier.
e) Si le 2ème contrôle vétérinaire est passé
avec succès
• Le cheval est pansé. On le masse sur la croupe et les cuisses
en gardant si besoin une couverture sur les reins pour le maintenir
au chaud.
• Pendant ce temps, on lui apporte du foin ou de l'herbe et un
seau d'eau à porter de bouche.
• On le laisse se reposer ainsi en attendant la reprise de la
course, en interrompant de temps en temps ce repos par quelques
petits tours au pas en main.
• A 15 minutes du redémarrage de la course, on selle à nouveau
le cheval, on le monte et on refait un échauffement doux de 5
à 10 minutes
• Présentation sur la ligne de départ
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