LE CONTEXTE
Le cheval kirghiz, qui a si longtemps contribué à l'édification de la civilisation kirghize, était célèbre pour ses qualités exceptionnelles, comme en témoignent, aujourd'hui encore, les textes des Anciens, les récits des explorateurs, l'épopée et les chants. Ses capacités de résistance, d'endurance et d'adaptation à la haute montagne sont le résultat de la sélection naturelle et judicieuse que les nomades kirghiz ont effectuée au cours des siècles.
A l'époque soviétique, la sédentarisation forcée, la mécanisation et l'urbanisation ont signé la fin de l'ère du cheval en URSS. Mais au Kirghizistan, les zootechniciens moscovites jugèrent bon d'importer des chevaux de type européen, pour créer par croisement la race novokirghize (1956), destinée à l'industrie de la viande et aux courses à l'européenne sur hippodrome. Le cheval kirghiz était ainsi condamné à disparaître, ainsi que les traditions kirghizes qui lui étaient intimement liées.
Aujourd'hui en République kirghize, où près de 60 % de la population est rurale, l'agriculture est la principale source d'emplois. Les richesses naturelles constituent un atout majeur pour le développement de l'écotourisme. L'industrie agro-alimentaire attend de prendre son essor. Le secteur de l'artisanat se développe… Il est donc urgent et important de redonner au cheval kirghiz sa place et son rôle dans le développement social et économique du pays.
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